Les frontières au centre des élections européennes du 26 mai: tour d’horizon des idées défendues en Europe

Les frontières apparaissent comme l’un des thèmes majeurs des élections européennes de dimanche. A l’instar de la période que nous vivons, où la déclaration d’un politique tend à se substituer à tort ou à raison à une vérité, où les informations sont plus diffusées que vérifiées, il m’a semblé utile d’analyser les propositions faites par quelques partis politiques européens dans le cadre de l’élection du 26 mai.

Depuis 2015 et la spectaculaire arrivée de près d’un million de personnes du Moyen-Orient, le thème des frontières est souvent évoqué, mais rarement analysé par des géographes ou des chercheurs en sciences humaines ou sociales. Laisser un tel thème au seul personnel politique est déjà en soi une erreur.

Car avant même d’envisager des solutions pour encadrer les flux migratoires, il conviendrait de s’interroger sur le sens des migrations dans la phase accélérée de la mondialisation que nous vivons. Pourquoi certains pays européens ont-ils favorisé une immigration lointaine (par exemple le Royaume-Uni avec ses anciennes colonies, notamment l’Inde et le Pakistan, mais aussi avec la Pologne et les Etats baltes) alors que d’autres comme précisément la Pologne ont privilégié une immigration régionale (Ukraine)? Traverser les frontières, c’est partir dans l’inconnu pour ceux qui se déplacent et recevoir l’inconnu pour ceux qui reçoivent. L’inconnu -et la méfiance, voire la peur qu’il génère- est à l’origine de la défiance d’une partie des Européens face aux migrations. Pourtant, traverser les frontières, c’est avant tout l’histoire de l’Humanité.

La mondialisation actuelle repose sur la recherche du bénéfice immédiat, y compris sur les salaires. A partir des années 1970, les Etats-Unis ont délocalisé une partie de leur production dans les villes mexicaines à leur frontière en développant le phénomène des maquiladoras. Lorsque la Chine s’est ouverte au début des années 1990, les entreprises américaines y ont délocalisé leur production, laissant le nord du Mexique dans une très grave crise économique et sociale dont ont profité les cartels de la drogue, faisant de certaine parties la frontière américano-mexicaine, une zone de non droit. Désormais, la Chine est concurrencée par d’autres Etats: le Bangladesh, le Pakistan, l’Ethiopie… où les salaires sont plus bas. Dans beaucoup de pays en voie de développement, gagner quelques dizaines d’euros par mois est la norme et apparaît comme le résultat des dérives de la mondialisation actuelle. Dans ces mêmes pays, une majorité de la population gagne moins de deux dollars par jour. Dans le même temps, rappelons que 1% de la population mondiale possède 50% de la richesse mondiale.

Dans ces conditions, beaucoup d’individus cherchent à s’expatrier (ou à migrer selon le vocabulaire), soit dans les Etats développés (Amérique du nord, Europe), soit dans des puissances régionales demandeuses (Golfe persique, Nigéria, Afrique du Sud…). Mais on voit bien le bout de la logique du court terme car si les salaires des pays émergents (Chine, Brésil, Russie, Inde) augmentent, l’essentiel de la production reviendra à des travailleurs d’état en voie de développement provoquant une crise sociale avec un chômage prévisible; si ces même salaires n’augmentent pas rapidement, il y aura des migrations accélérées avec une recrudescences de potentiels conflits entre populations.

Les enjeux frontaliers se posent donc à l’échelle mondiale. Les réponses politiques demeurent à l’échelle nationale. Et reposent parfois sur des contre-vérités qui font office de propositions.

Ainsi afin de diminuer l’arrivée des étrangers dans les pays européens, plusieurs partis politiques évoquent ouvertement l’idée de remettre en cause le droit d’asile.

Le droit d’asile n’a pas de lien avec l’immigration. Un étranger dont la vie est en danger peut demander à obtenir l’asile politique dans un autre Etat. Sa demande est alors instruite selon des règles qui ont été édictées par la Convention des Nations-Unies de Genève (1951).

https://www.unhcr.org/fr/convention-1951-relative-statut-refugies.html

Il ne s’agit pas d’une faveur mais d’un droit fondamental, ratifié par une majorité d’Etats qui ont toute liberté pour accorder le droit d’asile ou non à un individu. Ces partis réclament également la distinction entre réfugiés politiques et économiques. Cette distinction n’existe pas juridiquement: on est réfugié (on fuit son pays) ou on ne l’est pas.

En Italie, la Leganord, le parti de Matteo Salvini ne distingue pas l’accueil des réfugiés de l’immigration illégale. Le site du parti montre les affiches de campagne liant le résultat des élections européennes en Italie avec la possible nomination de Salvini au poste de premier ministre:

https://www.leganord.org/europee-2019

En Belgique, le parti Vlams Belang, qui milite pour l’indépendance de la Flandre a lancé une application qui dénombrerait le nombre de migrants entrant sur le territoire belge (Immigratie APP).

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Une autre idée-phare sur laquelle s’appuie plusieurs formations politiques est que les migrations contribueraient à appauvrir les populations locales. Cette idée ne résiste pas à l’examen de l’évolution politique et économique de ces dernières années: ce ne sont pourtant pas les migrations qui sont responsables de la politique libérale initiée dans les années 1980 aux Etats-Unis et au Royaume-Uni et qui ont joué un rôle déterminant dans l’accroissement des inégalités entre Etats et à l’intérieur des pays développés. De même, les inégalités entre pays du nord et du sud de l’Europe sont le résultat d’une gouvernance plus sérieuse au nord (avec le recours à des populations immigrées) et celles entre l’ouest et l’est restent marquées par la période communiste. Il est à noter que la politique de rééquilibrage (qui représente 40% du budget de l’Union européenne) a permis à plusieurs Etats d’Europe orientale de recoller partiellement au niveau de vie de ceux de l’Ouest (avec comme point positif  une politique de grands travaux, avec comme point négatif pour les autres pays européens, la Politique Agricole Commune).

Rappelons qu’en matière de frontières, l’Union européenne a ratifié les accords de Schengen en 1985, qui reste le seul espace de libre-circulation des personnes, des biens et des marchandises au monde. Au cours de ces dernières années, Schengen a été largement critiqué et plusieurs partis politiques européens jouent sur l’idée d’une réintroduction des contrôles aux frontières, au risque d’entraver les circulations économiques et de limiter les déplacements. Le franchissement illégal des frontières (contrebandiers) existe avec ou sans Schengen et faire croire que rétablir le contrôle sur des points déterminés est assez naïf (un contrebandier passe souvent dans des champs ou des forêts).

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Panneau rappelant l’existence des chemins de contrebande sur le tripoint Belgique/Pays-Bas/Allemagne au début du XXème siècle.

Concernant les frontières externes de l’UE, ces mêmes partis politiques critiquent la “passoire” que serait Schengen, laissant croire qu’il est aisé pour un citoyen hors Schengen d’entrer sur le territoire européen. Rien n’est plus faux. Depuis plusieurs années, il est quasiment impossible d’obtenir un visa Schengen pour une personne issue d’un état en voie de développement sauf en cas de mariage ou en cas d’études (en France, l’augmentation récente des frais d’inscription à l’université pour les étudiants étrangers annihile de fait cette option). Chacun peut essayer de prendre contact avec un consulat d’un Etat africain ou asiatique pour s’en persuader et déconstruire cette idée-reçue. Reste l’entrée illégale, truffée de dangers (homicides, noyades, trafics d’êtres humains) qui est hautement risquée.

Depuis plusieurs années, les frontières apparaissent comme les coupables de la mondialisation, là où elles ne sont que son thermomètre. Elles sont utilisées par des partis politiques qui cherchent des réponses simplistes à des inégalités économiques et sociales croissantes. Ces partis n’hésitent pas à remettre en cause l’état de droit (Pologne, Hongrie, Italie…), parfois habilement en pointant des dysfonctionnements dans l’accueil des étrangers et en exploitant des faits divers. Mais à l’inverse, de l’autre côté de l’échiquier politique, des partis d’extrême gauche militent pour l’ouverture totale des frontières (l’utopie d’un monde sans frontières), ce qui remettrait en cause l’existence même des Etats. Entre zone de front ou espace ouvert, la frontière alimente les fantasmes des marginaux des démocraties européennes. La forme de frontière la plus pertinente reste l’interface, qui serait à la fois une zone de contact entre des ensembles politiques, économiques et culturels différents.

Les frontières, comme d’autres sujets politiques, sont avant tout l’expression de rivalités de pouvoir. Elles sont utilisées pour le meilleur et pour le pire par un personnel politique, parfois opportuniste, souvent impuissant à penser et à organiser les flux migratoires. Alors qu’il conviendrait d’envisager des solutions par une mutation économique et sociale se tournant vers un partage plus harmonieux des richesses à l’échelle mondiale (les individus souhaitent souvent travailler dans leur pays d’origine s’ils en ont le choix), les seules propositions envisagées résident dans la séparation accrue entre riches et pauvres (construction de murs) et dans la répression. Cela risque de ne rien régler, tout au plus de continuer à considérer les frontières comme un sujet politique à instrumentaliser.

 

 

 

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Sri Lanka, l’ancienne limite de l’Elephant Pass

Pendant près de 26 ans (1983-2009), la guerre civile a divisé le Sri Lanka entre la majorité cinghalaise et les Tigres de Libération de l’Ilam tamoul (LTTE). Le nord a été coupé de l’île pendant une grande partie de cette période.

L’Elephant Pass, qui relie l’île principale à la péninsule de Jaffna (du nom de la grande ville du nord du pays) a été aux mains des Tigres tamouls entre 2000 et 2009, date de la libération par l’armée sri-lankaise.

Le terme “pass” met en avant ici le terme de passage plutôt que celui de col (comme pour le Khyber Pass par exemple) car l’Elephant Pass ne se trouve qu’à 2 mètres au-dessus du niveau de la mer.

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Monument commémorant la réunification de 2009 à l’Elephant Pass. Les mains du peuple portent à nouveau un Sri Lanka d’un seul tenant.

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La gare de l’Elephant Pass où passe trois fois par jour le train entre Colombo et Jaffna.

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Vue (partiellement cachée par les arbres, mais néanmoins visible) de l’Elephant Pass, séparé par deux bras de mer.

Qatar: l’inauguration du Musée national ou le “soft power” d’un petit Etat

En dépit de sa petite taille, le Qatar cherche à s’imposer comme un acteur majeur dans les relations internationales.

Dernier exemple en date: l’inauguration il y a quelques semaines du Musée national avec pour architecte, Jean Nouvel.

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L’entrée du Musée national à Doha qui cherche à restituer un paysage désertique.

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Une exposition temporaire (Making Doha 1950-2030) cherche à montrer le spectaculaire développement économique du Qatar et de sa capitale. Les neuf photos représentent l’agrandissement de Doha au cours des soixante dernières années.

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Le musée en lui-même est vaste, composé de grandes salles où les visiteurs peuvent suivre un parcours chronologique. Le Qatar, puissance économique reconnue avec ses réserves de pétrole (photo ci-dessus) et surtout de gaz (deuxième producteur mondial) présente ainsi sa version de l’Histoire, visible pour les étrangers.

 

Bénin: fiabilité et légitimité du site du ministère des Affaires Etrangères “Conseils aux voyageurs”

La récente libération controversée de deux otages français au Burkina Faso où deux soldats français ont trouvé la mort en intervenant a mis en lumière le site du ministère des Affaires Etrangères “Conseils aux voyageurs”.

Ce site se trouve avec le lien suivant: https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/

Il donne des conseils pour chaque pays en matière de sécurité, de formalités d’entrée, de santé et d’autres informations complémentaires. Chaque Etat est cartographié avec 4 couleurs différentes: vert (vigilance normale), jaune (vigilance renforcée), orange (déconseillé sauf raison impérative) ou rouge (formellement déconseillé).

Il s’agit d’une source d’information officielle (quai d’Orsay), actualisée et souvent fiable. Aller dans une zone rouge revient effectivement à prendre des risques excessifs.

Néanmoins au fil du temps, ces cartes sont presque devenues un outil juridique (certaines assurances refusent d’assurer des voyageurs qui se rendraient dans des zones rouges) ou politiques (jugement de valeur sur les “bons” territoires où se rendre et les autres). Ces cartes peuvent devenir des objets de contrôle pour limiter les déplacements des Français hors des sentiers battus. Et c’est tout le sens de la polémique actuelle, car ces deux Français au Bénin se trouvaient dans une zone jaune lorsqu’ils ont été capturés, au contraire ce qu’a déclaré le ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian.

Voir les décodeurs du Monde du 12 mai 2019 “la fausse affirmation de Jean-Yves Le Drian sur les “risques majeurs” pris par les ex-otages au Bénin:

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2019/05/12/la-fausse-affirmation-de-jean-yves-le-drian-sur-les-risques-majeurs-pris-par-les-ex-otages-au-benin_5461021_4355770.html

Les ex-otages semblent donc ne pas commis d’imprudence particulière au regard des données du quai d’Orsay, d’autant plus que le Bénin est un Etat qui ne fait pas l’objet de contre-indications pour s’y rendre.

Ce site, comme les médias ou les représentations que l’on se fait des déplacements et des voyages donnent la part belle aux problèmes de sécurité liés à l’environnement politique. Or lorsqu’il s’agit de problèmes de sécurité, les principaux problèmes du voyageur sont la délinquance et la criminalité, souvent dans des pays où les inégalités sociales sont plus marquées.

Ces cartes -comme toutes les cartes peuvent être discutées- et ne sauraient constituer des vérités qui deviendraient une norme, voire une obligation légale à respecter. La faiblesse de ces cartes vient de l’absence de jeu d’échelles: les Etats-Unis peuvent être considérés comme globalement sûrs, mais pas dans certains quartiers de grandes villes (que le voyageur peut ignorer d’où l’importance qu’ont ces informations). On pourrait établir le même constat pour beaucoup de villes européennes. A l’inverse, des Etats autoritaires sont mentionnés en jaune (Cuba, Iran) alors qu’ils représentent rarement un problème pour voyager.

Enfin, la France n’est pas le seul Etat qui possède un “site de conseil aux voyageurs”.

La comparaison de ces sites montre la subjectivité et parfois même la variation des informations donnés par le quai d’Orsay et par les sites de conseils d’autres pays.

Pour le Royaume-Uni, foreign travel advice: https://www.gov.uk/foreign-travel-advice

La carte proposée du Bénin montre que l’essentiel du territoire est sûr pour les voyageurs (en vert) alors que les autorités françaises évoquent une vigilance renforcée (en jaune). Plus édifiant encore, le parc national de la Pendjari où ont été capturés les deux français est toujours en couleur verte.

https://www.gov.uk/foreign-travel-advice/benin

Les Etats-Unis (https://travel.state.gov/content/travel/en/traveladvisories/traveladvisories.html.html) ont 4 niveaux d’alerte et ont placé le Bénin parmi les plus sûrs (niveau 1), alors que la France est au niveau 2.

https://travel.state.gov/content/travel/en/traveladvisories/traveladvisories/benin-travel-advisory.html

Le site, actualisé le 10 mai dernier, mentionne les zones dangereuses du nord.

Pour le Canada, le site des conseils aux voyageurs et avertissements, il existe 3 niveaux d’alerte: prendre des mesures de sécurité normales, faire preuve de grande prudence, éviter tout voyage.

https://voyage.gc.ca/voyager/avertissements

Le Bénin est placé dans l’onglet  “faire preuve de grande prudence” comme la France, la Belgique, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, Oman, les Emirats arabes unis, les Maldives…).

Le site a été actualisé le 2 mai au lendemain de la prise d’otages et donne des indications précises sur les zones à éviter: https://voyage.gc.ca/destinations/benin

D’autres Etats ont leur propre site (Suisse, Espagne, Belgique…).

La comparaison entre ces différents sites de prévention des risques montrent des disparités et des différences d’appréciation dans la perception du risque.

Pour les voyageurs, les principaux risques sont davantage liés à la santé (maladies liées aux moustiques, à l’eau, un coup de chaleur, les méfaits du soleil) et à la criminalité urbaine ou aux coupeurs de route, aux accidents de la circulation (un million de morts chaque année dans le monde).

Ces différents exemples montrent que le site français “Conseil aux voyageurs” peut être appréhendé comme une source d’informations, mais doit être comparé avec d’autres sources (sites de conseils d’autres pays, mais aussi blogs de voyageurs ou de guides). Car s’il existe des zones formellement identifiées (guerre, virus Ebola), et contrairement à une représentation anxiogène que les autorités cherchent à diffuser, l’essentiel du monde reste accessible en toute sécurité.

 

 

Conférence sur la frontière entre les deux Irlandes à la maison Heinrich Heine le 15 mai

 

 

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Franchissement de la frontière entre les deux Irlandes sur l’autoroute entre Belfast et Dublin.

La maison Heinrich Heine organise une conférence sur la frontière entre les deux Irlandes dans le contexte actuel du Brexit.

Elle aura lieu le mercredi 15 mai à partir de 19h30.

Pour plus d’informations: https://www.maison-heinrich-heine.org/manifestations-culturelles/2019/mai/irlande-frontiere-du-brexit

Maldives (6): la gestion politique du plastique

Du fait de la petite superficie du pays, la gestion des déchets et en particulier du plastique est un enjeu politique majeur aux Maldives. Les autorités ont pris conscience des enjeux environnementaux que cela soit pour la gestion des déchets ou du dérèglement climatique, dont l’élévation du niveau des océans menace l’existence même des Maldives.

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Peinture murale sur l’île d’Himmafushi (15 km au nord de Malé) pour sensibiliser les habitants aux méfaits du plastique sur l’océan et les êtres vivants.

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Panneau à l’entrée d’une école de Malé sensibilisant la population aux méfaits du plastique.

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Photos sur l’île de Villingili (2 km à l’ouest de Malé) montrant les efforts des pouvoirs publics pour nettoyer la plage. Mais la question de la gestion du plastique reste entière.

Maldives (5): le plastique dans le paysage insulaire

La gestion du plastique constitue un enjeu de santé public dans le monde entier, mais prend une importance toute particulière aux Maldives, Etat archipélagique où l’espace manque. Que faire du plastique utilisé?

 

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Dans le port de l’île d’Himmafushi (15 km au nord de Malé).

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Les habitants de l’île d’Himmafushi possèdent pour la plupart des réservoirs pour avoir de l’eau potable. Mais des bidons en plastique de 5 litres sont livrés pour faire l’appoint, notamment en cas de mauvais temps car les liaisons maritimes sont alors coupées.

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Une plage prise par le plastique sur l’île de Dhiffushi  (30 km au nord de Malé).

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Une autre plage sur l’île de Dhiffushi.