Les frontières de Bahreïn/ The borders of Bahrain

Bahreïn est une île indépendante depuis 1971 qui se distingue par sa très petite taille (765 km2). Cet émirat est très près de l’Arabie Saoudite.

Bahrain is an independent island since 1971 that stands out for its very small size (765 km2). This emirate is very close to Saudi Arabia.

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Vue de Bahreïn: au premier plan l’île de Muharraq, espace gagné sur la mer qui est relié à l’île principale où on aperçoit après le pont la capitale, Manama.

View of Bahrain: in the foreground the island of Muharraq, a territory gained on the sea which is connected to the main island where we see after the bridge the capital, Manama.

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L’autoroute Shaikh Isa Bin Salman qui relie Manama à l’Arabie Saoudite. Il faut environ 30 minutes pour atteindre la Chaussée du roi Fahd, un ensemble de ponts et de digues long de 25 km, construit entre les deux pays en 1986. Un autre projet de pont est prévu avec le Qatar, mais a été interrompu suite à la rupture des relations diplomatiques depuis le mois de juin dernier.

The Shaikh Isa Bin Salman Highway that connects Manama with Saudi Arabia. It takes about 30 minutes to reach the King Fahd Causeway, a 25 km long bridge and dike complex, built between the two countries in 1986. Another bridge project is planned with Qatar, but was interrupted following the break in diplomatic relations since last June.

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Le réseau de bus à Bahreïn est concentré dans le nord-est de l’île autour de Manama. Les transports publics sont surtout utilisés par les populations immigrées, majoritaires sur l’île comme dans tous les émirats de la région (Philippins, Indiens, Pakistanais, Bangladais…).

The bus network in Bahrain is concentrated in the northeast of the island around Manama. Public transport is mainly used by immigrant populations, the majority on the island as it is in all emirates of the region (Filipino, Indian, Pakistani, Bangladeshi …).

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La construction de plusieurs ponts tend à gommer l’insularité de Bahreïn.

The construction of several bridges tends to erase the insularity of Bahrain.

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Le quartier d’ affaires de Manama a pris de la hauteur grâce  à la nombreuse main d’oeuvre  venue d’Asie du Sud et du Sud-Est qui travaille dans le bâtiment.

The business district of Manama has gained ground thanks to the large workforce from South and Southeast Asia who works in the construction.

 

 

 

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Les frontières du Koweït/ The borders of Kuwait

Le Koweït, indépendant depuis 1961, partage des frontalières avec l’Irak au nord et à l’ouest et l’Arabie Saoudite au sud. Les frontières du pays ont souvent été évoquées: en août 1990, l’Irak envahit le Koweït par le nord, l’émirat est contrôlé en quelques heures par les troupes de Saddam Hussein; en février 1991, la coalition menée par les Etats-Unis reprend le contrôle de la frontière en quelques jours; enfin  c’est à partir de cette même frontière que l’armée américaine entame son offensive contre l’Irak en 2003./

Kuwait, independent since 1961, shares borders with Iraq to the north and west and Saudi Arabia to the south. The country’s borders were often mentioned: in August 1990, Iraq invaded Kuwait from the north, the emirate was controlled in a few hours by Saddam Hussein’s troops; in February 1991, the US-led coalition regained control of the border in a matter of days; finally it is from this same border that the US military begun its offensive against Iraq in 2003.

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Les Kuwait Towers, symbole de la ville de Koweït City. Elles ont été construites en 1979

Kuwait Towers, symbol of the city of Kuwait City. They were built in 1979.

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Après la guerre du Golfe, le Koweït s’est reconstruit avec l’argent des hydrocarbures. La capitale concentre l’essentiel de la population du pays et développe un quartier d’affaires à l’instar des autres émirats de la région.

After the Gulf War, Kuwait rebuilt itself with hydrocarbon money. The capital concentrates most of the country’s population and develops a business district like other emirates in the region.

 

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Un musée (fermé) consacré à la guerre du Golfe (1991)/  A museum (closed) dedicated to the Gulf War (1991).

Voir l’extrait du journal d’Antenne 2 du 13 août 1990, consacré à l’arrivée des troupes irakiennes au Koweït/See this program from the Antenne 2 on August 13, 1990, devoted to the arrival of Iraqi troops in Kuwait:  https://www.youtube.com/watch?v=Jw8_re9YoAA

 

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Monument commémorant la libération de Koweït City le 25 février 1991

Monument commemorating the liberation of Kuwait City on February 25, 1991.

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Portrait de Saddam Hussein installé pendant l’occupation irakienne dans l’émirat.

Portrait of Saddam Hussein installed during the Iraqi occupation in the emirate.

 

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L’un des rares arrêts possibles sur l’autoroute entre Koweït City et la frontière irakienne (100 km): un Burger King.

One of the few stops possible on the highway between Kuwait City and the Iraqi border (60 mi): a Burger King.

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Un panneau d’indication sur l’autoroute reliant Koweït City à l’Irak.

A sign on the highway connecting Kuwait City to Iraq.

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L’autoroute porte le nom de l’émir qui était au pouvoir lors de l’invasion irakienne en 1990. Il a dirigé le pays de 1977 jusqu’à sa mort en 2006. A Abdaly, se trouvent des fermes biologiques où sont cultivées des fraises. En plein désert!

The highway bears the name of the Emir who was in power during the Iraqi invasion in 1990. He led the country from 1977 until his death in 2006. In Abdaly, there are organic farms where strawberries. In the middle of the desert!

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Camions venant d’Irak. L’autoroute est parallèle aux installations électriques qui traversent le pays du nord au sud.

Trucks coming from Iraq. The highway is parallel to the electrical installations that cross the country from north to south.

 

 

 

Cycle sur les frontières à l’université Paris 7

Le Mur entre Israël et la Cisjordanie à Bethléem

A partir du mercredi 18 octobre, je propose un cycle de douze séances de 2 heures consacrées aux frontières sous leurs principaux aspects (définition de la frontière, Murs, frontières maritimes, réfugiés, enclaves, limites de l’UE…). Les cours auront lieu à l’université Paris 7.

Pour plus d’informations, voir le lien suivant: https://mail.google.com/mail/u/0/#search/paris+diderot/15d64b04a479a76a?projector=1 (le cycle est présenté p 82-83 et les contacts pour les inscriptions sont p.167)

L’entrée dans la zone démilitarisée en Corée du Nord

Café géopolitique sur la révolution russe le samedi 25 novembre à Paris

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Statue de Lénine en Biélorussie.

Le prochain café géopolitique portera sur la révolution russe et aura lieu le samedi 25 novembre à 15 heures à la bibliothèque Germaine Tillion.

L’intervenante est Emilia KOUSTOVA, maître de conférences au département d’Etudes Slaves de l’université de Strasbourg.

Pour plus d’informations, voir le lien suivant: https://quefaire.paris.fr/35313/2017-les-revolutions-russes-de-1917

 

Frontières baltes (1)/ Baltic borders (1)

Les trois Etats baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) sont membres de l’espace Schengen et ont une frontière commune avec la Russie. Ils sont également tournés vers la Scandinavie avec la mer Baltique, mer ouverte par le seul détroit du Sund entre le Danemark et la Suède.

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Le fleuve Narva sépare la ville estonienne éponyme d’Ivangorod en Russie (sur la gauche). Cette frontière est également devenue la limite orientale de l’espace Schengen depuis 2004.

 

Voir cet article du Monde publié le 13 mai 2014:

Les frontières invisibles de Narva

A l’est, du nouveau 2/6 Voyage le long de la frontière orientale de l’Union européenne. Aujourd’hui, l’Estonie.

LE MONDE | • Mis à jour le | Jérôme Fenoglio (Narva, Estonie, envoyé spécial)

 

Le pont joignant Narva, en Estonie, à la ville d’Ivangorod, en Russie.

A Narva, il y a une frontière au cœur de la cité et des barrières autour des mots. La séparation physique passe par la place principale de la troisième ville d’Estonie, à l’extrême est du pays. Au-delà du poste de douanes, une rue grillagée s’incline vers un pont. De l’autre côté du fleuve, on distingue tous les détails de la bourgade russe d’Ivangorod. De ce côté du cours d’eau, on se tient dans une ville de l’Union européenne, mais presque aussi russe que sa voisine. A Narva, 98 % des 62 000 habitants sont russophones, dont un tiers de citoyens russes. La seconde guerre mondiale a détruit le magnifique centre baroque au pied de la forteresse et coupé la ville en deux, de part et d’autre du fleuve. Staline a empêché le retour des réfugiés estoniens qui avaient fui les combats. Depuis cette époque, Narva ne parle presque plus qu’une seule langue, le russe.

Ces derniers mois, cette proportion de russophones, unique dans l’Union européenne, a valu à la cité de nombreuses visites de journalistes et des commentaires sur les risques de voir cette « potentielle nouvelle Crimée » investie par les forces de Poutine ou séparée du reste de l’Estonie par sa majorité russophone. Lorsqu’il s’agit de réfuter ces analyses exagérément alarmistes, aucune frontière ne sépare les arguments des citoyens de Narva. « C’est une vaste blague, dit Vladimir Petrov, le colosse qui préside l’association des citoyens russes de Narva. Une invention tout juste bonne à énerver les nationalistes estoniens. » « Ici, tout le monde, quelle que soit sa nationalité, a pris goût aux avantages de l’Union européenne, explique le maire Eduard East. Personne n’a envie de basculer du côté russe. »

 

Un poste-frontière entre la ville de Narva, côté estonien, et de celle Ivangorod, côté russe.

Mais une fois ces généralités traversées, des limites très précises apparaissent dans les paroles des gens de Narva. Comme s’ils n’étaient pas très sûrs que la violence est totalement exclue, tous préfèrent rester bien en deçà des zones où les mots risquent de s’entrechoquer. « J’ai décidé de ne plus parler de politique, c’est bien mieux comme ça », dit Denis Tsertov, un professeur d’anglais qui a opté pour la nationalité estonienne. « Je n’ai presque que des amis russes, mais je ne leur demande jamais quelle est leur citoyenneté, cela pourrait devenir compliqué et conflictuel », explique le serveur Kirill Pihelgas, membre de la minuscule minorité estonienne de la ville. Et lorsqu’il s’agit de justifier leur changement de nationalité, tous répondent invariablement, « pour raison personnelle », sans jamais s’aventurer au-delà de cette démarcation.

«  SECTE »

A Narva cohabitent donc, sans jamais vraiment en parler, des détenteurs de passeports estoniens (29 000 personnes), russes (23 000) ou gris (9 000), cette couleur étant dévolue aux « aliens », ces non-citoyens qui n’ont choisi aucune appartenance et jouent de cet entre-deux pour circuler sans visa en Russie et dans l’Union européenne. « Ces aliens, c’est vraiment difficile de savoir ce qu’ils veulent, maugrée Vladimir Petrov, le seul à ne pas brider ses paroles. Ils se plaignent de l’Estonie mais ils ne choisissent pas la Russie. Ils me font penser à une secte : ils aiment trop leur différence. »

A l’intérieur même des foyers, les changements de nationalité peuvent être sujets à tiraillements. Denis Tsertov, le professeur d’anglais, connaît des familles de passeports gris où les parents « dénigrent sans cesse l’Estonie, tout en y vivant, pour dissuader leurs enfants de changer de statut ». Lui-même, fils d’un couple d’aliens qui ne parlent pas un mot d’estonien, a choisi de passer les examens de langue et de culture générale qui rebutent tant de russophones parce qu’ils inversent la description de l’URSS de libérateur en occupant. Sa sœur a reçu automatiquement la même nationalité, en raison d’une maladie grave. « Mais elle n’en est pas contente, parce qu’elle veut s’installer en Russie. C’est ce que j’ai compris, mais comme nous ne sommes pas d’accord, nous n’en parlons pas. »

 

Poste frontière à Narva, Estonie. A gauche, un homme propose du change illégal de devises.

A l’hôtel de ville, le maire et le vice-maire reçoivent ensemble, comme pour mieux contrôler les mots de l’autre. Le premier, Eduard East, est membre de la minorité estonienne, mais assure que sa nationalité n’a joué aucun rôle dans sa désignation. Le second, Maksim Volkov a opté récemment pour la citoyenneté estonienne « pour raisons personnelles ». L’un et l’autre se rejoignent sur la volonté de transformer la déchirure qui traverse la ville en atout commercial. « La frontière n’est plus notre problème, c’est notre perspective », disent-ils. De fait, déjà, les Russes de la région de Saint-Pétersbourg, à 180 km de là, ont acheté nombre des résidences qui bordent le littoral de la Baltique, au nord de la ville. Bientôt, le développement du port voisin permettra d’amplifier l’essor des échanges avec la Russie. Ces recettes devraient permettre de sortir la région de son marasme économique et d’abaisser son taux de chômage.

Entre les deux hommes, les barrières du langage se referment toutefois lorsqu’il s’agit d’évoquer la mesure européenne la plus sujette à controverses, en ville : la décision d’imposer 60 % de l’enseignement scolaire dans la langue nationale, au grand dam de la plupart des parents russophones. « C’est un sujet chaud, dit Maksim Volkov, mais on en discute avec toutes les parties concernées. C’est comme cela qu’on règle les problèmes dans un pays civilisé, non ? » Tant que les mots seront aussi bien gardés, Narva ne ressemblera pas à une nouvelle Crimée.

Voir également l’article du 29 mai 2011 dans Mediapart “la frontière des petits trafics”:
Bien que plus ancien (28 juillet 1994), cet article de l’Express mérite d’être mentionné:, “Europe, les frontières de l’absurde”

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Panneau routier sur la route entre Narva et Tallin en Estonie. La distance jusqu’à la ville de Stockholm (Suède) est indiquée comme si elle était accessible par la route.

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Une artère du centre de Tallinn (Estonie) avec une architecture en verre caractéristique de nombreux bâtiments de Scandinavie. A gauche de la photo, seuls les drapeaux des pays scandinaves sont représentés (le trajet entre la capitale estonienne et Helsinki ne dure qu’une heure et demi en ferry).

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Mais le centre de Tallinn ne constitue que la partie rénovée. Les faubourgs sont davantage marqués par l’architecture soviétique.

Voir cet article de Slate.fr sur les passeports “gris” des Russes en Estonie (en anglais):

http://www.slate.com/articles/news_and_politics/roads/2017/03/many_ethnic_russians_in_estonia_have_gray_passports_live_in_legal_limbo.html

Voir également celui de World Affairs:

http://www.worldaffairsjournal.org/article/russians-estonia-twenty-years-after