Conférence sur les frontières maritimes à Argenteuil le mardi 22 janvier

img_2937

Un avant-poste militaire taïwanais face à la ville de Xiamen en Chine continentale.

Une conférence sur les frontières maritimes aura lieu mardi 22 janvier à 14h dans l’amphithéâtre municipal.

Pour plus d’informations: http://uia95.com/calendriers%20UIA/2018%202019/Argenteuil%202018%202019.htm

 

Advertisements

Le café géopolitique sur les Etats-Unis aura lieu le samedi 26 janvier à 15h

dsc06906

Le Capitole à Washington.

 

Le café géopolitique avec Lauric Henneton, prévu avant les fêtes de Noël, avait été reporté à cause du mouvement des “Gilets Jaunes”.

Il aura lieu le samedi 26 janvier à 15h toujours à la bibliothèque Germaine Tillion.

Pour rappel, voici les informations utiles concernant ce café: https://beyondborderlines.wordpress.com/2018/11/23/cafe-geopolitique-sur-les-etats-unis-apres-les-midterms-le-samedi-15-decembre-a-15h/

 

Conférence sur les frontières maritimes le mardi 8 janvier à Rodez

img_0723

Vue aérienne des îles Penghu (Taïwan) situées en mer de Chine méridionale. La Chine revendique à la fois sa souveraineté sur la mer de Chine méridionale et sur Taïwan.

 

Une conférence sur les frontières maritimes aura lieu à Rodez le mardi 8 janvier à 17h45 dans l’amphithéâtre de l’IUT.

Pour plus d’informations, voir le lien suivant: https://www.utl-rouergue.fr/conference/les-frontieres-maritimes/

Voir également de précédents posts en rapport avec les frontières maritimes:

– le cas de l’Islande: https://beyondborderlines.wordpress.com/2018/04/20/islande-une-ile-a-proximite-des-enjeux-frontaliers-de-larctique/

– une interview avec Edward H. Huijbens de l’université d’Akureyri (Islande) sur le rôle de l’Islande dans les enjeux frontaliers de l’océan glacial arctique:

https://beyondborderlines.wordpress.com/2018/04/20/iceland-greenland-and-borders-in-the-arctic-ocean-an-interview-with-edward-h-huijbens-university-of-akureyri-iceland/

 

Le pacte sur les migrations signé à Marrakech: texte symbolique et instrumentalisation hystérique

DSC02339

La place Jemaa el-Fna à Marrakech (Maroc)

Le pacte sur les migrations signé le 11 décembre dernier à Marrakech (Maroc) par près de 150 Etats et qui doit être ratifié le 19 décembre prochain aux Nations-Unies à New York a suscité de nombreuses interrogations.

Un pacte est un accord conclu entre des Etats et celui-ci prévoit “des migrations sûres, ordonnées et régulières”. Cette expression montre la volonté des Etats à faciliter l’organisation des migrations (au risque de la trouver un peu froide car après tout, on peut également organiser le commerce de marchandises de manière sûre, ordonnée et régulière). Comment souvent lorsqu’il s’agit de migrations, certains commentaires dans les médias ou sur les réseaux sociaux ont diffusé de fausses informations qu’il convient de déconstruire.

Disons le d’emblée: ce texte de 70 pages est un non événement.

1) Le pacte est non contraignant, il n’engage pas les Etats dans leur gestion des questions migratoires.

2) Il ne porte que sur les migrations dites régulières. Il exclut donc les réfugiés et les migrations illégales.

Les réfugiés sont des personnes qui fuient leur Etat car leur vie est en danger au contraire des migrants qui cherchent de meilleures conditions de vie hors de leurs frontières. Sur le plan juridique, la différence est majeure (beaucoup de migrants cherchent d’ailleurs à obtenir le statut de réfugiés, mais il convient de rappeler que moins du quart des demandes de réfugiés sont satisfaites en France). Sur le plan pratique, qu’est-ce qui distingue un jeune Africain vivant avec moins de 2 dollars par jour et dont l’espérance de vie est de 45 ans avec un ressortissant d’un Etat dont l’instabilité est susceptible de mettre sa vie en danger? Le cas du Kosovo est marquant: au début des années 2000, beaucoup de Kosovars obtenaient le statut de réfugié en France car le territoire était considéré comme dangereux, désormais un Kosovar doit faire une demande de visa qu’il a très peu de chances d’obtenir.

3) Les principaux enjeux migratoires en France portent sur le contrôle des migrations irrégulières et de la délivrance du statut de réfugié, ce qu’exclut ce pacte sur les migrations. Par définition, il est difficile de connaître l’état des migrations illégales dans un Etat, mais leur importance n’est pas nouvelle. Des gouvernements conservateurs européens comme ceux d’Aznar en Espagne ou de Berlusconi en Italie ont régularisé des millions de migrants clandestins. George W. Bush a également régularisé de nombreux Mexicains tout en commençant la construction d’une barrière entre les Etats-Unis et le Mexique. Il est paradoxal de constater que les partis politiques les plus critiques vis-à-vis de l’immigration (à fortiori lorsqu’elle est clandestine) mènent des politiques de régularisation. Mais voilà, les Etats doivent faire face à deux problèmes majeurs dans la gestion des migrations illégales:

– pour expulser un individu, il faut savoir d’où il vient. Or, une majorité des reconduites aux frontières de clandestins ne peut être accomplie car les Etats ne savent pas où les renvoyer.

– lorsqu’un grand nombre de clandestins se trouvent dans un Etat, il est plus avantageux sur le plan économique de lui accorder un permis de séjour ou la nationalité car il participe à la vie économique du pays et paie notamment des impôts.

Quant au statut de réfugié, il est long à obtenir (1 à 1,5 an en France)  et ne permet pas de vire correctement (allocation de 7 euros par jour et par personne une fois le statut obtenu).

4) Au cours de ces dernières années, le rôle de l’ONU tend à être marginalisé par les principaux Etats au détriment de politiques étrangères plus aventureuses. Certains textes comme la Convention de Genève de 1951 concernant le statut des réfugiés ne sont pas respectés par un nombre croissant d’Etats. Dans ce contexte, la signature d’un texte non contraignant apparaît une aimable déclaration de principes.

Il n’en demeure pas moins que ce texte a le mérite de porter l’attention sur l’un des enjeux majeurs de ces prochaines années. Avec une population stagnante voire en diminution dans les pays développés et une démographie non maîtrisée dans les Etats en voie de développement, la pression migratoire risque d’aller en s’accentuant. Les enjeux migratoires également être compris à différentes échelles: certes l’Amérique du Nord et l’Union européenne sont des territoires convoités, mais il existe de nombreux Etats attractifs pour une immigration régionale (Etats du Golfe, Nigéria, Afrique du Sud, Turquie…).

En tout cas, ce pacte n’a pas pour objectif de légaliser une prétendue “invasion” ou de modifier les conditions d’accueil des populations. Il sert surtout à sensibiliser l’ensemble des Etats (émetteurs et récepteurs) à cette question désormais mondialisée car aucun pays ne peut à lui-seul apporter une réponse appropriée.

 

Conférence sur les enjeux migratoires à Rennes le dimanche 16 décembre

 

 

IMG_4442

Graffiti représentant la clôture érigée sur une partie de la frontière entre la Slovénie et la Croatie dans le centre de Ljubljana (Slovénie) en décembre 2017. Sous ce graffiti une question est posée: “Sécurité pour qui?” “Pour la Slovénie” répond le graffiti en dessous qui semble avoir été écrit par une autre personne si on en juge par la qualité de l’encre. En Slovénie, comme dans les autres Etats européens, les enjeux migratoires sont des sources de tensions.

Une conférence sur les enjeux migratoires aura lieu à Rennes le dimanche 16 décembre à 14h30 au Musée des Beaux-Arts.

Pour plus d’informations, voir le lien suivant: https://infolocale.ouest-france.fr/rennes-35238/agenda/refugies-enjeux-migratoires_6307080