Conférence à Brive sur les Murs-frontières le vendredi 8 février

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Un tee-shirt représentant l’unification de la péninsule coréenne à Séoul.

 

Une conférence sur les Murs-frontières aura lieu le vendredi 8 février au cinéma Rex à 14h45.

Pour plus d’informations: http://www.utatel.com/index.php/activites

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Après le café géopolitique animé par Lauric Henneton sur les Etats-Unis

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Différents objets en vente dans un supermarché de la gare de Washington pendant la dernière campagne présidentielle.

Pour approfondir le café géopolitique d’hier animé par Lauric Henneton sur les Etats-Unis, voici quelques liens:

– l’émission Affaires Etrangères diffusée le 26 janvier sur France Culture: https://www.franceculture.fr/emissions/affaires-etrangeres/affaires-etrangeres-du-samedi-26-janvier-2019

– une présentation du dernier ouvrage publié “La fin du rêve américain” sur BFM Buisness (15 novembre 2018) : https://www.dailymotion.com/video/x69bi88

– un article écrit dans le revue Esprit sur les Nones qui illustre une partie de l’intervention d’hier: https://esprit.presse.fr/article/lauric-henneton/aux-etats-unis-l-irresistible-sortie-des-eglises-41771

– une intervention sur France 24 au lendemain des élections de mi-mandat: https://www.youtube.com/watch?v=pS4zrCljv3s&t=2s

 

Le café géopolitique sur les Etats-Unis aura lieu le samedi 26 janvier à 15h

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Le Capitole à Washington.

 

Le café géopolitique avec Lauric Henneton, prévu avant les fêtes de Noël, avait été reporté à cause du mouvement des “Gilets Jaunes”.

Il aura lieu le samedi 26 janvier à 15h toujours à la bibliothèque Germaine Tillion.

Pour rappel, voici les informations utiles concernant ce café: https://beyondborderlines.wordpress.com/2018/11/23/cafe-geopolitique-sur-les-etats-unis-apres-les-midterms-le-samedi-15-decembre-a-15h/

 

Conférence sur les frontières maritimes le mardi 8 janvier à Rodez

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Vue aérienne des îles Penghu (Taïwan) situées en mer de Chine méridionale. La Chine revendique à la fois sa souveraineté sur la mer de Chine méridionale et sur Taïwan.

 

Une conférence sur les frontières maritimes aura lieu à Rodez le mardi 8 janvier à 17h45 dans l’amphithéâtre de l’IUT.

Pour plus d’informations, voir le lien suivant: https://www.utl-rouergue.fr/conference/les-frontieres-maritimes/

Voir également de précédents posts en rapport avec les frontières maritimes:

– le cas de l’Islande: https://beyondborderlines.wordpress.com/2018/04/20/islande-une-ile-a-proximite-des-enjeux-frontaliers-de-larctique/

– une interview avec Edward H. Huijbens de l’université d’Akureyri (Islande) sur le rôle de l’Islande dans les enjeux frontaliers de l’océan glacial arctique:

https://beyondborderlines.wordpress.com/2018/04/20/iceland-greenland-and-borders-in-the-arctic-ocean-an-interview-with-edward-h-huijbens-university-of-akureyri-iceland/

 

Le pacte sur les migrations signé à Marrakech: texte symbolique et instrumentalisation hystérique

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La place Jemaa el-Fna à Marrakech (Maroc)

Le pacte sur les migrations signé le 11 décembre dernier à Marrakech (Maroc) par près de 150 Etats et qui doit être ratifié le 19 décembre prochain aux Nations-Unies à New York a suscité de nombreuses interrogations.

Un pacte est un accord conclu entre des Etats et celui-ci prévoit “des migrations sûres, ordonnées et régulières”. Cette expression montre la volonté des Etats à faciliter l’organisation des migrations (au risque de la trouver un peu froide car après tout, on peut également organiser le commerce de marchandises de manière sûre, ordonnée et régulière). Comment souvent lorsqu’il s’agit de migrations, certains commentaires dans les médias ou sur les réseaux sociaux ont diffusé de fausses informations qu’il convient de déconstruire.

Disons le d’emblée: ce texte de 70 pages est un non événement.

1) Le pacte est non contraignant, il n’engage pas les Etats dans leur gestion des questions migratoires.

2) Il ne porte que sur les migrations dites régulières. Il exclut donc les réfugiés et les migrations illégales.

Les réfugiés sont des personnes qui fuient leur Etat car leur vie est en danger au contraire des migrants qui cherchent de meilleures conditions de vie hors de leurs frontières. Sur le plan juridique, la différence est majeure (beaucoup de migrants cherchent d’ailleurs à obtenir le statut de réfugiés, mais il convient de rappeler que moins du quart des demandes de réfugiés sont satisfaites en France). Sur le plan pratique, qu’est-ce qui distingue un jeune Africain vivant avec moins de 2 dollars par jour et dont l’espérance de vie est de 45 ans avec un ressortissant d’un Etat dont l’instabilité est susceptible de mettre sa vie en danger? Le cas du Kosovo est marquant: au début des années 2000, beaucoup de Kosovars obtenaient le statut de réfugié en France car le territoire était considéré comme dangereux, désormais un Kosovar doit faire une demande de visa qu’il a très peu de chances d’obtenir.

3) Les principaux enjeux migratoires en France portent sur le contrôle des migrations irrégulières et de la délivrance du statut de réfugié, ce qu’exclut ce pacte sur les migrations. Par définition, il est difficile de connaître l’état des migrations illégales dans un Etat, mais leur importance n’est pas nouvelle. Des gouvernements conservateurs européens comme ceux d’Aznar en Espagne ou de Berlusconi en Italie ont régularisé des millions de migrants clandestins. George W. Bush a également régularisé de nombreux Mexicains tout en commençant la construction d’une barrière entre les Etats-Unis et le Mexique. Il est paradoxal de constater que les partis politiques les plus critiques vis-à-vis de l’immigration (à fortiori lorsqu’elle est clandestine) mènent des politiques de régularisation. Mais voilà, les Etats doivent faire face à deux problèmes majeurs dans la gestion des migrations illégales:

– pour expulser un individu, il faut savoir d’où il vient. Or, une majorité des reconduites aux frontières de clandestins ne peut être accomplie car les Etats ne savent pas où les renvoyer.

– lorsqu’un grand nombre de clandestins se trouvent dans un Etat, il est plus avantageux sur le plan économique de lui accorder un permis de séjour ou la nationalité car il participe à la vie économique du pays et paie notamment des impôts.

Quant au statut de réfugié, il est long à obtenir (1 à 1,5 an en France)  et ne permet pas de vire correctement (allocation de 7 euros par jour et par personne une fois le statut obtenu).

4) Au cours de ces dernières années, le rôle de l’ONU tend à être marginalisé par les principaux Etats au détriment de politiques étrangères plus aventureuses. Certains textes comme la Convention de Genève de 1951 concernant le statut des réfugiés ne sont pas respectés par un nombre croissant d’Etats. Dans ce contexte, la signature d’un texte non contraignant apparaît une aimable déclaration de principes.

Il n’en demeure pas moins que ce texte a le mérite de porter l’attention sur l’un des enjeux majeurs de ces prochaines années. Avec une population stagnante voire en diminution dans les pays développés et une démographie non maîtrisée dans les Etats en voie de développement, la pression migratoire risque d’aller en s’accentuant. Les enjeux migratoires également être compris à différentes échelles: certes l’Amérique du Nord et l’Union européenne sont des territoires convoités, mais il existe de nombreux Etats attractifs pour une immigration régionale (Etats du Golfe, Nigéria, Afrique du Sud, Turquie…).

En tout cas, ce pacte n’a pas pour objectif de légaliser une prétendue “invasion” ou de modifier les conditions d’accueil des populations. Il sert surtout à sensibiliser l’ensemble des Etats (émetteurs et récepteurs) à cette question désormais mondialisée car aucun pays ne peut à lui-seul apporter une réponse appropriée.