Cycle sur les frontières à l’université Paris 7

Le Mur entre Israël et la Cisjordanie à Bethléem

A partir du mercredi 18 octobre, je propose un cycle de douze séances de 2 heures consacrées aux frontières sous leurs principaux aspects (définition de la frontière, Murs, frontières maritimes, réfugiés, enclaves, limites de l’UE…). Les cours auront lieu à l’université Paris 7.

Pour plus d’informations, voir le lien suivant: https://mail.google.com/mail/u/0/#search/paris+diderot/15d64b04a479a76a?projector=1 (le cycle est présenté p 82-83 et les contacts pour les inscriptions sont p.167)

L’entrée dans la zone démilitarisée en Corée du Nord

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Café géopolitique sur la révolution russe le samedi 25 novembre à Paris

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Statue de Lénine en Biélorussie.

Le prochain café géopolitique portera sur la révolution russe et aura lieu le samedi 25 novembre à 15 heures à la bibliothèque Germaine Tillion.

L’intervenante est Emilia KOUSTOVA, maître de conférences au département d’Etudes Slaves de l’université de Strasbourg.

Pour plus d’informations, voir le lien suivant: https://quefaire.paris.fr/35313/2017-les-revolutions-russes-de-1917

 

Frontières baltes (1)/ Baltic borders (1)

Les trois Etats baltes (Estonie, Lettonie, Lituanie) sont membres de l’espace Schengen et ont une frontière commune avec la Russie. Ils sont également tournés vers la Scandinavie avec la mer Baltique, mer ouverte par le seul détroit du Sund entre le Danemark et la Suède.

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Le fleuve Narva sépare la ville estonienne éponyme d’Ivangorod en Russie (sur la gauche). Cette frontière est également devenue la limite orientale de l’espace Schengen depuis 2004.

 

Voir cet article du Monde publié le 13 mai 2014:

Les frontières invisibles de Narva

A l’est, du nouveau 2/6 Voyage le long de la frontière orientale de l’Union européenne. Aujourd’hui, l’Estonie.

LE MONDE | • Mis à jour le | Jérôme Fenoglio (Narva, Estonie, envoyé spécial)

 

Le pont joignant Narva, en Estonie, à la ville d’Ivangorod, en Russie.

A Narva, il y a une frontière au cœur de la cité et des barrières autour des mots. La séparation physique passe par la place principale de la troisième ville d’Estonie, à l’extrême est du pays. Au-delà du poste de douanes, une rue grillagée s’incline vers un pont. De l’autre côté du fleuve, on distingue tous les détails de la bourgade russe d’Ivangorod. De ce côté du cours d’eau, on se tient dans une ville de l’Union européenne, mais presque aussi russe que sa voisine. A Narva, 98 % des 62 000 habitants sont russophones, dont un tiers de citoyens russes. La seconde guerre mondiale a détruit le magnifique centre baroque au pied de la forteresse et coupé la ville en deux, de part et d’autre du fleuve. Staline a empêché le retour des réfugiés estoniens qui avaient fui les combats. Depuis cette époque, Narva ne parle presque plus qu’une seule langue, le russe.

Ces derniers mois, cette proportion de russophones, unique dans l’Union européenne, a valu à la cité de nombreuses visites de journalistes et des commentaires sur les risques de voir cette « potentielle nouvelle Crimée » investie par les forces de Poutine ou séparée du reste de l’Estonie par sa majorité russophone. Lorsqu’il s’agit de réfuter ces analyses exagérément alarmistes, aucune frontière ne sépare les arguments des citoyens de Narva. « C’est une vaste blague, dit Vladimir Petrov, le colosse qui préside l’association des citoyens russes de Narva. Une invention tout juste bonne à énerver les nationalistes estoniens. » « Ici, tout le monde, quelle que soit sa nationalité, a pris goût aux avantages de l’Union européenne, explique le maire Eduard East. Personne n’a envie de basculer du côté russe. »

 

Un poste-frontière entre la ville de Narva, côté estonien, et de celle Ivangorod, côté russe.

Mais une fois ces généralités traversées, des limites très précises apparaissent dans les paroles des gens de Narva. Comme s’ils n’étaient pas très sûrs que la violence est totalement exclue, tous préfèrent rester bien en deçà des zones où les mots risquent de s’entrechoquer. « J’ai décidé de ne plus parler de politique, c’est bien mieux comme ça », dit Denis Tsertov, un professeur d’anglais qui a opté pour la nationalité estonienne. « Je n’ai presque que des amis russes, mais je ne leur demande jamais quelle est leur citoyenneté, cela pourrait devenir compliqué et conflictuel », explique le serveur Kirill Pihelgas, membre de la minuscule minorité estonienne de la ville. Et lorsqu’il s’agit de justifier leur changement de nationalité, tous répondent invariablement, « pour raison personnelle », sans jamais s’aventurer au-delà de cette démarcation.

«  SECTE »

A Narva cohabitent donc, sans jamais vraiment en parler, des détenteurs de passeports estoniens (29 000 personnes), russes (23 000) ou gris (9 000), cette couleur étant dévolue aux « aliens », ces non-citoyens qui n’ont choisi aucune appartenance et jouent de cet entre-deux pour circuler sans visa en Russie et dans l’Union européenne. « Ces aliens, c’est vraiment difficile de savoir ce qu’ils veulent, maugrée Vladimir Petrov, le seul à ne pas brider ses paroles. Ils se plaignent de l’Estonie mais ils ne choisissent pas la Russie. Ils me font penser à une secte : ils aiment trop leur différence. »

A l’intérieur même des foyers, les changements de nationalité peuvent être sujets à tiraillements. Denis Tsertov, le professeur d’anglais, connaît des familles de passeports gris où les parents « dénigrent sans cesse l’Estonie, tout en y vivant, pour dissuader leurs enfants de changer de statut ». Lui-même, fils d’un couple d’aliens qui ne parlent pas un mot d’estonien, a choisi de passer les examens de langue et de culture générale qui rebutent tant de russophones parce qu’ils inversent la description de l’URSS de libérateur en occupant. Sa sœur a reçu automatiquement la même nationalité, en raison d’une maladie grave. « Mais elle n’en est pas contente, parce qu’elle veut s’installer en Russie. C’est ce que j’ai compris, mais comme nous ne sommes pas d’accord, nous n’en parlons pas. »

 

Poste frontière à Narva, Estonie. A gauche, un homme propose du change illégal de devises.

A l’hôtel de ville, le maire et le vice-maire reçoivent ensemble, comme pour mieux contrôler les mots de l’autre. Le premier, Eduard East, est membre de la minorité estonienne, mais assure que sa nationalité n’a joué aucun rôle dans sa désignation. Le second, Maksim Volkov a opté récemment pour la citoyenneté estonienne « pour raisons personnelles ». L’un et l’autre se rejoignent sur la volonté de transformer la déchirure qui traverse la ville en atout commercial. « La frontière n’est plus notre problème, c’est notre perspective », disent-ils. De fait, déjà, les Russes de la région de Saint-Pétersbourg, à 180 km de là, ont acheté nombre des résidences qui bordent le littoral de la Baltique, au nord de la ville. Bientôt, le développement du port voisin permettra d’amplifier l’essor des échanges avec la Russie. Ces recettes devraient permettre de sortir la région de son marasme économique et d’abaisser son taux de chômage.

Entre les deux hommes, les barrières du langage se referment toutefois lorsqu’il s’agit d’évoquer la mesure européenne la plus sujette à controverses, en ville : la décision d’imposer 60 % de l’enseignement scolaire dans la langue nationale, au grand dam de la plupart des parents russophones. « C’est un sujet chaud, dit Maksim Volkov, mais on en discute avec toutes les parties concernées. C’est comme cela qu’on règle les problèmes dans un pays civilisé, non ? » Tant que les mots seront aussi bien gardés, Narva ne ressemblera pas à une nouvelle Crimée.

Voir également l’article du 29 mai 2011 dans Mediapart “la frontière des petits trafics”:
Bien que plus ancien (28 juillet 1994), cet article de l’Express mérite d’être mentionné:, “Europe, les frontières de l’absurde”

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Panneau routier sur la route entre Narva et Tallin en Estonie. La distance jusqu’à la ville de Stockholm (Suède) est indiquée comme si elle était accessible par la route.

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Une artère du centre de Tallinn (Estonie) avec une architecture en verre caractéristique de nombreux bâtiments de Scandinavie. A gauche de la photo, seuls les drapeaux des pays scandinaves sont représentés (le trajet entre la capitale estonienne et Helsinki ne dure qu’une heure et demi en ferry).

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Mais le centre de Tallinn ne constitue que la partie rénovée. Les faubourgs sont davantage marqués par l’architecture soviétique.

Voir cet article de Slate.fr sur les passeports “gris” des Russes en Estonie (en anglais):

http://www.slate.com/articles/news_and_politics/roads/2017/03/many_ethnic_russians_in_estonia_have_gray_passports_live_in_legal_limbo.html

Voir également celui de World Affairs:

http://www.worldaffairsjournal.org/article/russians-estonia-twenty-years-after

 

 

 

Aqaba (Jordan), a double border town

Aqaba is the third largest city in Jordan and the only acess for the sea in Jordan. It lies in a small strech between the Israeli town of Eilat and Saudi Arabia. The Jordan coast is only 25 km long (15 mi).

At a smaller scale, it is also the largest density of borders on earth: in less than 50 km, no less than 4 countries share the back of the gulf of Aqaba (Egypt, Israel, Jordan and Saudi Arabia).

Here is a link which explains the complexity of maritime borders in the region:

http://www.sentinelle-droit-international.fr/?q=content/le-d%C3%A9troit-de-tiran-et-laccord-sur-la-fronti%C3%A8re-maritime-entre-legypte-et-larabie-saoudite

However, in 2016, Egypte cancelled this agreement and conceded Tiran and Sanafir islands to Saudi Arabia. In exchange, Saudis should finance a 32 km long bridge which Egypte abobe the Red Sea.

See this link (in French):  http://www.rfi.fr/moyen-orient/20160408-accord-construction-pont-relier-egypte-arabie-saoudite-mer-rouge

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Jordan border post between Eilat (Israel) and Aqaba.

 

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Aqaba is a special economic zone. No visas to enter Jordan are required here for most of foreigners, contrary to other crossing borders.

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The practice of the beach is different in Jordan and in Israel. While people in Jordan swim at night and use it as meeting places after sunset, most Israeli beaches are privatized for large hotels and are closed from 7pm.

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Beach in Aqaba during daytime.

 

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Center of Aqaba at night with a lot of small shops contrary to Israeli side where there are a lot of malls.

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The coastal road between Aqaba and the Saudi border (20 km long).

Franchir les frontières en voiture peut coûter cher (2)/Crossing borders by car can be pricey (2)

DSC08464Peu le savent, mais un nombre croissant de pays européens exige l’achat de vignettes environnementales pour circuler en voiture. A défaut, les amendes atteignent plusieurs centaines, voire milliers d’euros.

En France, plusieurs villes (Grenoble, Paris) ont créé une vignette spécifique, mais d’autres pays ont été des précurseurs en la matière.

En Allemagne, l’achat d’une éco-pastille est obligatoire pour traverser certaines zones identifiées et toutes les villes de plus de 20 000 habitants. A défaut, la police verbalise le contrevenant de plusieurs centaines d’euros, même les étrangers.

Voir ici le portail d’information en français: https://www.umwelt-plakette.de/fr.html

A partir de 2018, tous les véhicules diesel seront interdits dans les villes allemandes.

L‘Autriche a également son éco-vignette avec des amendes pouvant atteindre les 2000 euros!

Voir ici les informations: https://www.umwelt-pickerl.at/fr/

Au Danemark, seuls les cars, poids-lourds et ….. les véhicules étrangers doivent acheter l’Ecosticker.

Voir le lien: https://www.ecosticker.dk/fr/

 

Franchir des frontières en voiture peut coûter cher (1)/Crossing borders by car can be pricey (1)

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La barrière de péage de Pesnica (Slovénie), 10 km au nord de Maribor juste après la frontière autrichienne. Les véhicules légers (sur la gauche) doivent acheter une vignette et utilisent deux voies (sur le panneau en jaune fluorescent, la mention Vinjeta est visible au-dessus du logo de la vignette); les camions et cars s’acquittent d’un droit de péage (à droite de la photo). Photo prise en août 2017.

 

Un nombre croissant de pays européens exigent l’achat d’une vignette pour emprunter leurs autoroutes.

La Suisse a créé ce système en 1985 et d’autres pays -notamment en Europe centrale- l’ont adopté.

Voici le coûts des principales vignettes en Europe:

  • Suisse: vignette annuelle (40 francs)

A partir de cette année, la Suisse créée la vignette électronique: https://www.24heures.ch/suisse/Fini-l-autocollant-la-vignette-sera-electronique/story/11948055

  • République tchèque: (1200 couronnes pour un an/ 350 pour un mois/250 pour dix jours). 1 euro: 25 couronnes.

Pour davantage d’informations sur la conduite en République tchèque: http://www.mzv.cz/paris/fr/service_consulaire/renseignements_touristiques/index.html

  • Slovaquie: (1 an: 50 euros/1 mois: 14 euros/10 jours: 10 euros). Faire attention à la position géographique de Bratislava comme double ville-frontière (avec l’Autriche et la Hongrie) car on accède vite aux autoroutes urbaines où la vignette est également requise. Les contrôles sont d’autant plus nombreux.

 

 

 

 

 

 

 

 

Belarus: between Russia and Europe

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Entrance in Belarus at Minsk airport.

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The migration card is the same to enter Belarus and Russia. Thanks to an agreement between the two countries, there is no control at land borders between Belarus and Russia.

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In Vitebsk (eastern Belarus), national cities (Minsk, Orsa, Polotsk) and Russian cities (Pskov, Smolensk) are indicated the same without the mention of Russia.

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The Soviet Flag at the top of The Museum of History and Great Patriotic War in Minsk.

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Two streets in the centre of Minsk: Karl Marx and Lenin Street.

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Representation in front of Oktjabrskaya Station in Minsk from the time of Soviet Union. IMG_0285

Oktjabrskaya Square in Minsk with the Republic Palace (on the left).